Plan du coach - Revue de l'annee 2017

25 2017 | REVUE DE L’ANNÉE Avantages potentiels des tests génétiques Voici deux exemples qui démontrent les avantages de connaître le génome d’un athlète pour personnaliser son plan de nutrition : 1. Les athlètes qui ont besoin de force dans leur sport ont une concentration supérieure de fibres musculaires à contraction rapide, qui dépendent de leur génétique. On peut en conclure qu’ils pourraient avoir besoin de protéines alimentaires pour mieux récupérer. 1 Les entraîneurs et les athlètes qui risquent de subir des blessures aux tissus mous feraient bien d’incorporer de la gélatine et de la vitamine C à leur régime alimentaire pour accélérer la guérison de ces tissus. 2 2. Les tests génétiques peuvent aussi permettre de concevoir des plans de nutrition personnalisés fondés sur le poids ou la constitution physique en découvrant si l’athlète est plus susceptible de perdre ou de gagner du poids, selon sa capacité génétique à métaboliser différents types de nutriments, comme le gras. 1 Pour faire un choix éclairé, il serait prudent de consulter un spécialiste en génétique avant de décider si des tests génétiques s’imposent pour votre athlète dans sa situation particulière. 4 Recommandations Onnedevrait avoir recours aux testsgénétiquesprédictifsquepour mieux connaître les forces et les faiblesses des athlètes, afin de les aider à améliorer leurs adaptations résultant de l’entraînement et à maximiser leur performance. 4 Les tests génétiques ne doivent pas servir à dépister des talents ou à faire de la discrimination contre des athlètes en se fondant sur leur génome. À l’heure actuelle, les recherches indiquent que certaines combinaisons génétiques sont corrélées avec de bonnes performances sportives, mais nous ne connaissons pas encore tous les gènes. Par ailleurs, de futurs polymorphismes ou mutations pourraient offrir une contribution plus importante à la performance sportive. 4 Enfin, la génétique n’est qu’un morceau du casse-tête. Il existe en effet de nombreux autres facteurs qui jouent sur le potentiel de l’athlète, dont l’anthropométrie, les mesures biochimiques, les habiletés techniques et les facteurs sociaux et environnementaux. De toute évidence, il y a encore beaucoup de recherche à faire dans ce domaine novateur sur la personnalisation des programmes d’entraînement dans le but d’améliorer la performance et la récupération. Les chances de devenir athlète d’élite (exemple de la course de moyenne et longue distance) Àunmoment X, lenombre total de coureurs et coureuses d’élitede moyenne et longue distance lié à des facteurs environnementaux, sociaux et génétiques est d’environ 13 hommes et 14 femmes. La génétique ne représente qu’une portion du potentiel des athlètes d’élite, qu’une petite partie du casse-tête.5 Pour atteindre leur plein potentiel génétique, les athlètes ont besoin d’entraîneurs et d’entraînement. Le diagramme ci-dessus est tiré de l’article Olympic Genes on the Podium? et représente la proportion de la population pour chaque facteur étudié. 5 Conclusion Les tests génétiques n’en sont qu’à leurs premiers pas, et le nombre de recherches étudiant les contributions génétiques à la performance sportive est certes limité, mais il continue de croître. S’ils connaissaient mieux le génome de leurs athlètes, les entraîneurs pourraient sans doute profiter de ces renseignements précieux pour personnaliser leurs programmes d’entraînement et ainsi bénéficier d’un avantage compétitif.Toutefois, avant d’investir, il est important de lire les recherches existantes pour choisir en connaissance de cause si les tests génétiques sont le bon choix pour votre athlète ou vous dans votre situation. n Références 1. Kambouris, M., Ntalouka, F., Ziogas, G., Maffuli, N. (2012). Predictive Genomics DNA Profiling for Athletic Performance. Recent Patents on DNA & Gene Sequences 6, 229-239. 2. Shaw, G., Lee-Barthel, A., Ross, M., Wang, B., Baar, K. (2017). Vitamin C-enriched gelatin supplementation before intermittent activity augments collagen synthesis. American Journal of Clinical Nutrition 105, 136-143. doi: 10.3945/ ajcl.116.138594 3. Sénat du Canada. (2016). Projet de loi S-201 : Loi visant à interdire et à prévenir la discrimination génétique. Récupéré le 22 février 2017 : http://www.parl.gc.ca/ HousePublications/Publications.aspx?Language=E&Mode=1&DocID=8185825 4. Williams, A., Wackerhage, H., Day, S. (2016). Genetic Testing for Sports Performance, Responses to Training and Injury Risk: Practical and Ethical Considerations. Medicine andSport Science 61, 105-119. doi: 10.1159/000445244 5. Sanchis-Gomar, F., Pareja-Galeano, H., Rodriguez-Marroyo, J., Koning, J., Lucia, A., Foster, C. (2016). Olympic Genes on the Podium? International Journal of Sports Physiology and Performance 11, 973-974. doi: 10.1123/ijspp.2016-0421

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