Plan du coach - Revue de l'annee 2017

4 Plan du coach À Hudl , nous connaissons l’importance de la vidéo. La vidéo est le tissu conjonctif dans le monde sportif moderne. Elle favorise la communication avec les joueurs, met en images les statistiques, permet aux athlètes d’être recrutés, et contribue à trouver la faille dans la stratégie de votre prochain adversaire. Il s’agit du présent et de l’avenir du sport. Son utilité ne connaît pratiquement pas de limites, et nous en avons la preuve. D’après des entraîneurs, elle a sauvé leur saison ou joué un rôle majeur dans un revirement. Voici cinq raisons pourquoi vous devriez l’utiliser. 1. Développer les joueurs. La vidéo est devenue l’outil d’enseignement par excellence qu’utilisent les entraîneurs pour interpeller leurs athlètes. On peut dire à un joueur ce qu’il doit corriger ou ce qu’il fait en jeu, mais rien ne vaut le fait de lui montrer les éléments à améliorer et comment le faire.  De l’avis de Hugh Dunlop, entraîneur en chef à l’Ontario Hockey Academy, la vidéo est indissociable du travail d’entraîneur. « Il y a quelques années, nous avons gardé sur le banc l’un de nos meilleurs attaquants pendant les dix dernières minutes d’un match. Il n’y a pas à dire : pendant et tout de suite après le match, le joueur n’était pas d’accord! » « Après une séance vidéo d’équipe, nous avons demandé à ce joueur de rester, et lui avons montré une seule de ses dernières présences sur glace. Il a pu voir exactement ce que nous, les entraîneurs, mais aussi tous ceux présents, avions vu. Nous avions un autre match ce soir-là; il a marqué un but à la première période, et a été notre meilleur attaquant de tout le match. » Les entraîneurs de toutes les disciplines reconnaissent que les athlètes sont généralement visuels. S’ils répondent aux exposés oraux et s’améliorent en suivant des instructions, il n’en reste pas moinsquel’ajoutd’unvisuelleurpermetunmeilleurapprentissage. « L’objectif pour nous, c’est de garder le tout bref et concis, en mettant l’accent sur un ou deux points précis à l’aide d’un ou deux extraits vidéo pour chacun, ajoute Dunlop. Généralement, ce qui fonctionne le mieux, c’est de montrer aux joueurs quelques extraits de jeux qui sont à travailler, puis un extrait d’un jeu réussi. »  2. Demeurer objectif L’un des plus grands défis d’un entraîneur : être tout à fait objectif. En fait, lecerveau humain en est incapable. Peu importe à quel point nous essayons de les contrôler, nos émotions interagiront toujours avec nos souvenirs.  En regardant à nouveau un match ou un entraînement, il est plus facile de prendre le recul qui nous manque dans le feu de l’action. À ce moment, notre cerveau échafaude des théories et des scénarios dont la précision peut varier selon nos émotions. La vidéo fait abstraction des émotions. À la deuxième lecture d’un jeu, les entraîneurs peuvent réellement voir ce qui s’est passé et mettre de côté toute subjectivité. 3. Trouver les bonnes statistiques Qui dit processus d’évaluationdit statistiques . Les chiffres peuvent révéler des tendances faciles à manquer dans le feu de l’action.  La vidéo donne vie aux chiffres. « Nous visionnons les vidéos pour analyser les tirs pour et contre, et les tirs qui touchent le but, expliqueDunlop. L’objectif est de garder les tirs loin du but en défensive, et d’obtenir des tirs de meilleure qualité à l’attaque. » « Le fait de recueillir ces simples statistiques nous permet de préciser notre lecture de la vidéo. Par exemple, si nous tentons beaucoup de tirs de bons endroits, mais n’obtenons pas beaucoup de tirs, c’est que nous manquons le but. Si l’adversaire a l’occasion de décocher plusieurs lancers de qualité, c’est peut-être que nous ne protégeons pas assez bien notre zone, etc. » Cinq bonnes raisons d’utiliser la vidéo Par Craig Johnson, gestionnaire de territoire - Canada, Hudl

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