Plan du coach - Revue de l'annee 2017

6 Plan du coach K’we chers entraîneurs, Deux éléments récents ont changé le paysage autochtone canadien : 1) la Commission de vérité et réconciliation et 2) l’évolution démographique générale des peuples autochtones. Par le fait même, ces deux éléments ont changé le rapport que les peuples autochtones entretiennent avec le sport.  Si vous êtes un entraîneur qui lance un programme sportif au sein d’une communauté autochtone ou un entraîneur d’athlètes autochtones, voici quelques conseils qui vous aideront dans votre démarche.  Conseil n o 1 : Allier le sport à la réconciliation Le 2 juin 2015, la Commision de vérité et réconciliation (CVR) a introduit dans le discours national les termes « vérité » et « réconciliation ». Ce fut l’occasion pour le Canada et le reste du monde de mesurer l’ampleur de l’enfer des pensionnats autochtones, qu’un grand nombre de Premières Nations, d’Inuits et de Métis ont vécu pendant près d’un siècle. La CVR a formulé 94 appels à l’action relatifs, entre autres, à la protectionde l’enfance, à la langue, à la culture, à la santé, à la justice et à la réconciliation. Par ailleurs, laCVRaémis les recommandations suivantes au sujet du sport, dont l’appel à l’action 90(iii), qui revêt à mon avis une importance toute particulière. 87.  Nous demandons à tous les ordres de gouvernement, en collaboration avec les peuples autochtones, les temples de la renommée des sports et d’autres organisations concernées, de sensibiliser le public à l’histoire des athlètes autochtones au pays. 88. Nous demandons à tous les ordres de gouvernement de prendre des mesures afin de garantir le développement à long terme des athlètes autochtones et de maintenir leur appui à l’égard des Jeux autochtones de l’Amérique du Nord, y compris le financement pour la tenue des Jeux et pour la préparation et les déplacements des équipes provinciales et territoriales. 89. Nous demandons au gouvernement fédéral de modifier la Loi sur l’activité physique et le sport pour appuyer la réconciliation en s’assurant que les politiques visant à promouvoir l’activité physique comme élément fondamental de la santé et du bien-être, à réduire les obstacles à la participation au sport, à accroître la poursuite de l’excellence dans le sport et à renforcer la capacité du système sportif canadien intègrent les peuples autochtones. 90.  Nous demandons au gouvernement fédéral de veiller à ce que les politiques, les initiatives et les programmes de portée nationale se rattachant aux sports intègrent les peuples autochtones; nous demandons, entre autres choses : i. en collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, un financement stable et l’accès à des programmes sportifs communautaires qui reflètent la diversité des cultures et les activités sportives traditionnelles des peuples autochtones; ii. un programme de développement d’athlètes d’élite pour les Autochtones; iii. des programmes pour les entraîneurs, les instructeurs et les autorités en matière de sports qui sont pertinents sur le plan culturel pour les peuples autochtones; iv. des programmes de sensibilisation et de formation sur la lutte contre le racisme. Conseil n o 2 : Aller à la rencontre des jeunes Autochtones Saviez-vous que la population autochtone affiche le plus haut taux de croissance au Canada? Lamajorité de la population autochtone est âgée de moins de 25 ans; c’est donc dire que dans un contexte où certaines régions du pays connaissent une décroissance démographique, il est devenu crucial d’aller à la rencontre des communautés autochtones plus tôt que tard. Un tel engagement motivera un plus grand nombre de jeunes à participer à des programmes de sport ou de loisir. Vérité, réconciliation et sport JasonPeters est chef de ladirectiond’Aboriginal Sport andRecreationNewBrunswick. En2017, il était chef demissiond’ÉquipeNouveau-Brunswickaux Jeux autochtones de l’AmériqueduNord.

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