L'Association canadienne des entraîneurs

Quel est est votre Q.I. sur les commotions cérébrales ?

Une commotion cérébrale peut survenir pendant n’importe quelle activité de sport ou de loisir. Par conséquent, les entraîneurs, les parents et les athlètes doivent apprendre à reconnaître les signes et les symptômes d’une commotion, et savoir comment y réagir.

D’abord, répondez à ce bref questionnaire pour mettre vos connaissances à l’épreuve. Vous y apprendrez peut-être quelque chose qui vous aidera à mieux réagir en cas de commotion, et même à prévenir ces incidents.
 

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  • Qu’est-ce qu’une commotion cérébrale? (cochez tous les réponses qui s’appliquent)?

    1. Une ecchymose au cerveau
    2. Une perte de connaissance
    3. Un traumatisme du cerveau
    4. Un coup de fouet cervical

    C'est exact!

    Une commotion cérébrale est un traumatisme qui peut modifier le fonctionnement normal du cerveau. Elle ne s’accompagne généralement pas d’une blessure physique, comme une ecchymose. Au moment de l’incident, une perte de connaissance peut survenir, mais elle est indépendante de la commotion. Quant au coup de fouet cervical qui y est parfois associé, il est considéré comme une blessure distincte.

  • Qu’est-ce qui peut causer une commotion (cochez les réponses qui s’appliquent)?

    1. Un choc ou un coup à la tête
    2. Une activité provoquant une hausse soudaine de la fréquence cardiaque
    3. Un choc au corps entraînant un mouvement rapide de la tête
    4. Toute autre activité entraînant un mouvement rapide de la tête

    C'est exact!

    Une commotion cérébrale peut être causée par un choc, un coup ou une secousse à la tête. Un coup reçu sur le reste du corps, ainsi que toute autre activité qui entraîne un mouvement ou une rotation rapide de la tête (comme un coup de fouet cervical), peut aussi provoquer cette blessure.

  • Comment reconnaît-on une commotion (cochez les réponses qui s’appliquent)?

    1. En observant un tomodensitogramme ou d'une IRM du cerveau
    2. À la présence de symptômes particuliers
    3. En marchant en ligne droite, les bras en croix
    4. Selon la fréquence cardiaque et la pression artérielle

    C'est exact!

    Tout changement au comportement, à la façon de penser ou aux capacités physiques d’un athlète peut être le signe d’une commotion. Le tomodensitogramme et l’IRM ne peuvent pas la déceler. Certaines personnes ne présenteront ou ne remarqueront pas de symptômes dans les heures ou les jours qui suivront la blessure. La plupart des gens s’en remettent rapidement et complètement, bien que chez d’autres, les signes et symptômes durent des jours, des semaines, voire plus longtemps. Il faut aussi savoir que seul un médecin peut poser un diagnostic de commotion cérébrale.

  • Quels sont les signes et symptômes d’une commotion (cochez les réponses qui s’appliquent)?

    1. Symptômes somatiques (ex. : maux de tête), cognitifs (ex. : esprit embrouillé) et émotionnels (ex. : sautes d’humeur)
    2. Signes physiques (ex. : perte de connaissance, amnésie, déficit neurologique)
    3. Perte d’équilibre (ex. : démarche instable)
    4. Changements comportementaux (ex. : irritabilité)
    5. Troubles cognitifs (ex. : ralentissement du temps de réaction)
    6. Trouble du sommeil ou de l’éveil (ex. : somnolence)

    C'est exact!

    Les symptômes de la commotion peuvent être physiques, cognitifs ou émotionnels. Notons qu’une personne souffrant d’une commotion ne présentera pas forcément tous ces symptômes, ni même plusieurs. Par contre, en présence de ceux-ci, il faut envisager la possibilité d’une commotion et consulter un professionnel de la santé. (N’oubliez pas que les signes et symptômes peuvent être plus prononcés quelques heures après l’incident, ou le lendemain.)

  • Comment réduit-on les probabilités de subir une commotion (cochez les réponses qui s’appliquent)?

    1. En portant un casque protecteur bien ajusté
    2. En évitant les situations à risques élevés
    3. En évitant les sports de contact jusqu’à 18 ans
    4. En améliorant sa forme physique, notamment grâce à l’entraînement cardiovasculaire et au renforcement musculaire

    C'est exact!

    Il n’existe aucune preuve de l’utilité d’un casque pour empêcher les commotions, mais il peut prévenir les lésions à la tête et les fractures du crâne. Assurez-vous donc que les athlètes portent en tout temps l’équipement de protection approprié (ex. : casque, coudières, genouillères, protège-tibias, lunettes protectrices et protège-dents), qui devrait toujours être bien ajusté et en bon état.
    Enseignez et adoptez des pratiques sécuritaires misant sur le respect de l’adversaire, tout en encourageant les athlètes à suivre les règles du jeu, à toujours faire preuve d’esprit sportif et à rester en bonne forme.
     

  • Que doit-on faire dès l’observation de symptômes de commotion (cochez les réponses qui s’appliquent)?

    1. Se reposer quelques minutes jusqu’à la disparition des symptômes, puis reprendre l’activité
    2. En informer un ami, un membre de la famille, un coéquipier ou un entraîneur
    3. Cesser de pratiquer le sport ou l’activité
    4. Consulter un médecin sans tarder

    C'est exact!

    Restez à l’affût des signes et symptômes d’une commotion si vous ou un athlète recevez un coup ou un choc à la tête ou au corps. En cas de doute, gardez l’athlète loin du jeu.


    Informez quelqu’un (un parent, un tuteur, un entraîneur, etc.) de la possibilité d’une commotion, en précisant que l’athlète doit être examiné par un professionnel de la santé compétent. Ne tentez pas d’évaluer la sévérité de la blessure vous-même. Plus vite l’athlète reçoit des soins médicaux, plus vite il pourra se rétablir.
     

  • Comment traite-t-on une commotion (cochez les réponses qui s’appliquent)?

    1. Repos mental et physique complet pendant les 48 heures suivant l’incident
    2. Médicaments d'ordonnance
    3. Évaluation psychiatrique
    4. Physiothérapie
    5. Reprise graduelle de l’activité, sans aggravation des symptômes et avec le suivi d’un professionnel de la santé compétent

    C'est exact!

    Quand un athlète présente un signe ou un symptôme de commotion, on ne doit pas lui permettre de reprendre le jeu ou l’entraînement. L’activité physique aggrave en effet les symptômes et retarde le rétablissement. Par conséquent, le premier traitement à appliquer, c’est le repos. Ensuite, selon des recherches récentes, une reprise progressive de l’activité mentale et physique, qui n’exacerbe pas les symptômes, accélérerait la guérison. La plupart des gens auront complètement récupéré en deux semaines.

  • Après une commotion, quand reprend-on le sport (cochez les réponses qui s’appliquent)?

    1. Dès la dissipation des premiers effets
    2. À la suite d’un protocole à six étapes prévoyant une reprise progressive et encadrée des activités
    3. Après avoir reçu l’aval d’un médecin
    4. Jamais

    C'est exact!

    Il lui faut bien entendu avoir l’aval d’un médecin, mais l’athlète doit quand même suivre le protocole de retour au jeu à six étapes :

    1. Activité limitée n’exacerbant pas les symptômes
    2. Exercices aérobie légers
    3. Activités propre au sport (p. ex., patinage pour le hockey). Pas de contact ou de risque de contact.
    4. Routines d’entraînement sans contact corporel
    5. Routines d’entraînement avec contact corporel
    6. Retour au jeu 

    Pour en savoir plus sur chaque étape, consultez la ressource. Il n’y a aucun délai prescrit, et chaque personne répond différemment aux diverses étapes. Chacune devrait cependant durer au moins un jour complet.

Félicitations! Vous connaissez maintenant les principaux signes, symptômes, mesures de prévention et étapes de rétablissement d’une commotion cérébrale.

Cliquez ici pour accéder à des outils, des conseils et des ressources supplémentaires qui vous aideront, vos athlètes et vous, à prendre une tête d’avance sur les commotions!

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